Le carnet créatif

Késako ?


La littérature à ce sujet est trèèèès large. Il existe de nombreuses définitions et approches, qui se valent. Je vais donc plutôt ici vous expliquer, en toute humilité, ma démarche et ma manière d’appréhender le carnet créatif.



D’abord, ce n’est pas…


° Un bullet-journal, un agenda, un cahier de notes, de brouillon ou un journal intime dans lequel vous écrivez vos rendez-vous médicaux, notes de réunions ou vos peines de cœur.

° Un carnet réservé aux « artistes » professionnels qui soi-disant savent créer ou dessiner mieux que les autres.

° De l’art-thérapie. Même si ça fait du bien, même si ça peut vous aider à réduire le stress, même si… Si vous avez besoin d’une thérapie, allez chez un professionnel qui vous apportera l’aide dont vous avez besoin.

° Un recueil de vos plus belles réalisations artistiques

° Un carnet de dessin… on peut y faire des tas d’autres choses

° Un bel objet « fini » et « figé »

° Une obligation, une contrainte, un travail

° Cher ou chronophage… On y passe le temps qu’on veut et on peut l’enrichir uniquement avec ce qu’on a à la maison.


C’est plutôt…


- Un espace de liberté et d’expérimentations et de PLAISIR

- Un recueil d’images, de mots, d’idées, d’inspirations, de lectures, de listes, de trésors…

- Un prétexte pour mettre son quotidien en pause et explorer son potentiel créatif

- Un défouloir, ou un outil pour se recentrer, travailler avec ses mains, se vider la tête

- Pour tout le monde !


1. Choisir un carnet, mes conseils


A éviter :


° Un carnet trop joli et trop cher qui vous mettra la pression pour créer. Nous sommes probablement nombreux-ses à avoir acheté ce type d’ouvrage, et l’idée de « rater » ou de gâcher cet objet qui nous a tant coûté et qu’on chérit paralyse complètement.

° Un carnet trop épais (surtout si la reliure n’est pas en spirales). D’une part, pour un premier carnet, ça peut-être impressionnant toutes ces pages blanches. D’autre part, les gros carnets présentent l’inconvénient de ne pas pouvoir s’ouvrir bien à plat et donc de vous embêter lors de vos réalisations.


A dénicher donc…


° Un carnet relativement fin, qui s’ouvre bien à plat ou à la reliure en spirale

° Avec du papier épais (140 g minimum) pour éviter qu’il ne gondole de trop ou de transpercer les pages si vous utilisez certains médiums « mouillés » ou qui imprègnent le papier en profondeur (certains marqueurs, l’aquarelle, l’écoline).

° Neutre, sans tralala, sans motifs à l’intérieur (voire sur la couverture)

° Format : au choix, mais personnellement je préfère qu’il ne soit pas trop grand (A5 par exemple, max A4) pour être facilement transportable et surtout pour canaliser ma créativité sur un espace raisonnable.


Vous pourrez par exemple utiliser :


- Le Carnet Goldline A5 Portrait Spirales 140g Clairefontaine (10 à 15 euros)

- Le Carnet de voyage GOLDLINE A5 TOILE 180g chez Clairefontaine (10 à 18 €)

- Carnet de croquis Kangaro - Format A5 - Couverture rigide - Noir - 140 g


Pas envie d’acheter ?


Vous pouvez bien sûr le confectionner vous-même ! Pliez quelques feuilles A4 épaisses en deux (+ 1 de couleur pour la couverture). Faites trois petits trous sur le pli, passez-y un fil bien solide et le tour est joué.




2. Et je fais quoi dedans ?


Là encore, il existe plusieurs angles d’attaque. Vous pouvez soit…

° Définir un ou des thèmes quevous avez envie d’explorer au fil de vos rendez-vous avec lui. Par exemple : les émotions, la nature, la nuit, le corps, les sept péchés capitaux, le noir et le blanc, la mort, la pop-culture, la gastronomie…

° Choisir une ou deux techniques que vous avez envie d’explorer à fond : Par exemple le collage et le Haïku, l’aquarelle et la photo, l’écriture narrative et les crayons de couleur, le pop-up et la calligraphie, …

° Ne rien définir du tout et inventer une « contrainte » à chaque nouvelle page


3. Des « contraintes » ? Mais je pensais que c’était un carnet libre…


Oui mais…


° Vous êtes libres de choisir les contraintes

° Les contraintes ont cette qualité de mettre des limites à l’infinité des possibles qui peuvent être… carrément flippantes ! Elles vous aideront à mettre un terme au terrible syndrome de la page blanche…

° Si tu souhaites travailler sans contrainte… en sachant que le format de ton papier et le matériel à disposition en sont déjà, c’est bien sûr autorisé, mais ça peut être plus difficile au démarrage.


3. Propositions concrètes


Les deux propositions suivantes… sont des propositions. N’hésites pas à t’en inspirer, les déformer ou faire tout autre chose.


1. A partir d’un film


On a tous des coups de cœur cinématographiques. Des perles qu’on pourrait revoir 10 fois sans s’en lasser. Je te propose ici de vous offrir une soirée cinéma « plaisir » et de savourer ce film qui te fait vibrer.


Après t’être bien imprégné de son atmosphère, je t’invite à écrire une série de mots (10 ?) que


t’évoque le film. A aller à la chasse aux images tirées du film (sur pinterest par exemple) Si tu devais retenir un message, une chose que tu aurais envie d’appliquer à ta vie, une citation qui te donne de l’énergie, le sourire… ce serait quoi ?


A tes crayons… ou le reste.


A l’aide des images tirées du film, de son ambiance colorée, des mots que tu as écrit, de la typo de l’affiche, laisse une empreinte du précieux message dans ton carnet, de sorte à ne pas l’oublier. Collage, écriture, peinture… tout est permis, et surtout, quel que soit le résultat, il sera bon !


2. A partir d’une image de magazine


Feuillette un magazine à la recherche d’un morceau d’image (pas trop grand) que tu apprécies pour… ses couleurs, l’émotion qu’il procure, son excentricité... Découpe ce morceau d’image, colle-le dans ton carnet.


Et maintenant crée autour, poursuis l’image, imagine ce qui l’entoure… avec des crayons, du collage, de la peinture, des mots. Rends-la « grande », profonde, étonnante, légère, décalée, et surtout amuse-toi.


4. Et pour terminer…


Tu souhaites te lancer ? Voici les 5 choses à retenir pour que l’expérience soit formidable :



1. Qui que tu sois, tu es légitime. Pas besoin d’

« être artiste » (ce qui est bien relatif) pour se mettre au carnet créatif…

2. Choisis bien ton carnet, il ne doit pas te bloquer au moment de créer.

3. Les « contraintes » sont des amies précieuses qui t’aideront à êtes créatif-ve.

4. Pas de place pour des jugements quant à la « beauté » de ce qui est réalisé, le but, c’est de faire et d’expérimenter.

5. Le plus important, c’est de t’y plonger régulièrement… avec pour premier objectif, le plaisir de créer.


Le sujet t’intéresse ? Tu souhaites plus de contenu à propos du carnet créatif ? C’est possible et prévu ! N’hésite pas à me laisser un petit commentaire ci-dessous avec … des réalisations, des questions, des demandes concrètes, j’y répondrai avec grand plaisir.


Belle année créative !


Hélène


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