De l’importance de valoriser ses talents…et consacrer du temps à ce qui nous passionne



5 juin 2021


Dans cinq jours, je dois publier mon prochain article de blog, et si j’ai plein d’idées, je ne sais pas par où commencer.


Il est presqu’onze heures, je décide, comme chaque semaine d’appeler ma maman. On échange quelques nouvelles, et comme d’habitude, la conversation vire vers un sujet plus philosophique. Doit-on toujours passer trois heures en cuisine lorsqu’on reçoit des amis ou des connaissances à la maison ?


Sans réfléchir, ma réponse est « Non, bien sûr !!! », le plus important, c’est d’être ensemble, même si c’est autour d’une quiche achetée en grande surface, d’un paquet de chips ou d’une tartine de sirop… tant qu’il y a de l’alcool ! On rigole. Robert, son mari est d’accord avec moi, même s’il ne boit pas, et ne cesse de répéter à la madre qu’elle n’a pas besoin de cuisiner sept légumes pour accompagner le pain de viande et les croquettes « maison », ni de faire une déco de table digne d’un dîner de Noël au château de Laeken. C’est beaucoup d’énergie, et leurs amis continueront à les aimer même s’ils ne voient pas la couleur du service du dimanche.


Évidemment… à part que ma maman, c’est vraiment une championne en cuisine.

Ouais, mais tu dis ça parce que c’est ta mère… la bouffe à maman, c’est toujours la meilleure – me direz-vous. A part que dans ce cas-ci, ce n’est pas une question d’attachement au sein maternel, ma maman est vraiment la reine des fourneaux, des belles décorations de table, et de l’art de recevoir. Toutes les personnes ayant eu la chance de goûter à ses petits plats pourront en témoigner.


La voix un peu hésitante, elle me dit alors au téléphone « Je sais que je ne DOIS pas, mais moi, j’aime ça, et puis, en toute humilité, la cuisine, c’est un peu mon art à moi, je me sens valorisée ». Maman n’a pas confiance en elle, elle semble gênée d’avoir osé dire qu’elle aimait être valorisée pour ce qu’elle sait faire.


Évidemment, on a grandi dans une culture (et nos parents, grands-parents plus encore) où il est de mauvais ton de vouloir être mis en lumière, ou de faire les choses juste pour le plaisir, ou parce qu’on les fait bien, sans autre motivation (à priori) que de passer du bon temps.


Et pourtant…


Imaginez un monde sans étincelle et sans passionnés et sans fierté


Ce serait comme des frites sans sel, ou une maison sans couleur et sans décoration… Un peu triste non ?


D’autre part, ce sont les grands passionnés qui ont permis l’évolution, dans tous les domaines. Que ce soit la musique de Mozart qui traverse les siècles, Charles Cretor, confiseur et inventeur du pop corn ou encore Edison, pionnier et diffuseur de l’électricité et un des inventeurs du cinéma, qui trouva à des problèmes, des centaines de solutions qui ne marchent pas… avant d’en trouver qui fonctionnent. Tous les inventeurs, scientifiques, artistes, navigateurs, architectes, chercheurs ont utilisé le feu qui les animait et leurs passions pour révolutionner le monde à leur manière, faire avancer (qu’on soit pour ou contre) les connaissances, aptitudes, territoires de l’humanité…


Ecoutez, regardez un passionné en n’importe quoi. Oui oui, même François Pignon et ses maquettes, votre grand-mère et ses tomates, ou le petit neveu et ses jeux vidéos. Ils dégagent tous une même énergie, la même joie. Sans ce feu, nous sommes destinés à mourir… d’ennui, de tristesse, de monotonie, d’immobilisme.


Il ne vous viendrait jamais à l’idée de tuer cette énergie chez un enfant qui vous présente un « magnifique » dessin de vous, une grosse tache verte pour faire la tête, de la barbe et des pieds de hobbit. Vous ne le feriez pas car vous voulez préserver sa flamme et son entrain à créer, à grandir, à croquer la vie.


Par contre, quand il s’agit d’un adulte, ou pire d’un grand qui s’appelle « moi »… on n’hésite pas. Je suis trop nul, je n’ai pas le temps pour ces bêtises, ça ne sert à rien, la fierté fait de moi une mauvaise personne. Ben voyons. Et tuer un enfant, l’enfant qui est en vous, ça vous définit comment ? responsable ? meurtrier ? sourd ? adulte ?


Les bienfaits des moments de passion…


Créer, ou s’adonner à une activité « plaisir » participe à la sécrétion d’hormones du bien-être par exemple la dopamine qui génère l'excitation devant la nouveauté, nous fournit l'énergie pour agir ; ou la sérotonine qui nous donne accès à un sentiment de paix et de sécurité. Cette dernière est notamment sécrétée lorsque nous ressentons un sentiment de fierté.


La fierté signifie que vous osez dire “Regardez ce que j’ai fait !” à un autre être vivant. La fierté est un gouvernail qui vous aide à naviguer parmi les opportunités vous permettant d’obtenir de la reconnaissance sociale. Elle vous aide à vous diriger entre deux extrêmes : la recherche incessante d’approbation et le cynisme désespéré. – Loretta Breuning


Occupé à une activité relaxante, créative, artistique ou de plaisir, nous pouvons oublier un temps nos tracas, nos responsabilités. C’est un temps de repos pour le mental, un moment pour se régénérer et être bien pour les moments où nous serons confrontés aux obligations du quotidien, aux factures, au travail, aux responsabilités parentales ou aux tâches ménagères.


S’adonner à ce qu’on aime nous donne de l’énergie, comme manger, boire, dormir ou faire du sport. Trop peu de médecins prescrivent des moments de « passion » à leurs patients en plus des 5 fruits et légumes, 8h de sommeil, 1 litre et demi d’eau et 30 minutes d’activité physique par jour. Et pourtant… ça change la vie.


Je terminerais par un dernier point qui convaincra les plus sceptiques ou les plus attachés aux choses de la vie que l’on prétend sérieuses. Le monde est en perpétuelle évolution, à l’heure où les robots et l’informatique remplacent nombres de métiers et postes d’emploi, il est urgent de développer les aptitudes non remplaçables telles que la coopération, la créativité, l’empathie.


De nombreux employeurs s’intéressent aux loisirs et passions des candidats à l’emploi, car ils représentent une seconde école et en apprennent beaucoup sur l’individu qui se trouve devant eux : sur sa persévérance, sa patience, ses aptitudes manuelles, sa capacité à résoudre des problèmes, prendre des initiatives, travailler en équipe, écouter, s’exprimer, s’investir de manière autonome dans un processus d’apprentissage, et une fois encore à être créatif.


Transformer ses croyances pour une vie plus épanouie, et consacrer du temps à ce qui nous passionne


Prendre du temps pour faire ce que j’aime, c’est égoïste, pratiquer et partager ce qui me valorise est incompatible avec l’humilité (valeur qui me tient à cœur), faire quelque chose « gratuitement », quelque chose d’inutile, c’est perdre son temps et son argent.


Les croyances ont la vie dure…


Et si on les transformait ?


Prendre du temps pour moi et mes passions, c’est me soigner, c’est soigner la vie. Ca peut même inspirer ou me permettre d’avoir plus de temps et de joie pour les autres. Je peux pratiquer et montrer mon art (quel qu’il soit) et recevoir des compliments, tout en restant humble, ne rien faire ou faire juste par plaisir, c’est honorer la vie, c’est utiliser l’argent que je gagne (parfois durement) pour entretenir mon bonheur, c’est utiliser le temps de manière qualitative. Car au fond, on ne sait ni pourquoi, ni pour combien de temps nous sommes en vie. Mais notre responsabilité est de la vivre, et tant qu’à faire, pourquoi ne pourrait-on pas la transformer en une partie de plaisir ?




I have a dream… disait-il.


Moi aussi, j’en ai un, même plusieurs. Mais celui qui me préoccupe pour le moment concerne l’homme pressé. Mon rêve est que chaque individu puisse trouver un espace d’épanouissement, de fierté, de joie, de créativité dans son quotidien. Que l’on n’ait plus peur de l’enfant utopique et jouette qui dort, plus ou moins profondément en chacun de nous. Et si chacun se réveillait le matin avec la flamme, celle qui nous murmure de prendre le temps, voir le beau, expérimenter le jeu, le différent, de rire au bureau ou peindre … le monde serait quand même plus beau.


En cadeau : un petit guide créatif pour retrouver l’enfant créatif en soient remettre de la passion dans sa vie disponible en cliquant sur le lien ci-dessous !


mini-guide
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Quelques ressources


Sur les passions :

https://www.youtube.com/watch?v=EFRyiUZNW_0


Sur la créativité :

https://www.youtube.com/watch?v=T42obBsJlUA&list=PLbteqJJhajK5FAwoDu22-JZhwmhJ5FO93&index=27


https://www.youtube.com/watch?v=I-eFepCsDDM&list=PLbteqJJhajK5FAwoDu22-JZhwmhJ5FO93&index=25


https://www.youtube.com/watch?v=kejI4m_07NU


Livre : Libérez votre créativité, osez dire oui à la vie – Julia Cameron.

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